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22 octobre 2009
"Réussir ma rentrée dans mon espace numérique"
Rencontre des animateurs du réseau des EPN du Lyonnais

 

Le projet de VAE envisagé par la région Rhône-Alpes, est destiné à sécuriser le parcours professionnel des animateurs des EPN.

Les échanges sur la préparation et le vécu de la rentrée montrent des situations très contrastées.

Très bon accueil par la médiathèque qui dispose d’un outil moderne, avec un rôle important attribué au numérique.

14 personnes de 12 structures participaient à la rencontre.

Projet pilote de VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) en Rhône-Alpes

Le projet est présenté par Cédric LAMBERT, chargé de mission pour la formation aux TIC à la Région Rhône-Alpes et Isabelle PAROT du centre de certification.

Cédric LAMBERT rappelle l’engagement récent de la Région Rhône-Alpes pour soutenir les EPN :
- Mise en réseau des EPN, avec le projet CoRAia soutenu par la région,
- Encouragement à la formation des animateurs, notamment, avec la communauté de pratique EPN de Formavia,
- Ce projet expérimental de VAE pour 30 animateurs.

Noter que le projet n’est pas encore voté mais il est en préparation active en attendant un vote attendu en fin d’année pour engagement de l’opération au printemps 2010 et devant se dérouler sur un an.

L’objectif de la VAE est de sécuriser les parcours professionnels en formalisant les compétences acquises en travaillant.

Isabelle PAROT décrit la procédure envisagée.

Il ne s’agit pas de former les animateurs mais de valider les compétences qu’ils ont par leur pratique professionnelle ou autre en leur permettant d’acquérir un diplôme de l’Education nationale ou un titre de l’AFPA.

Les candidats seront accompagnés du début à la fin de la démarche par un référent. Il y aura quelques regroupements, notamment, pour soutenir la motivation, car l’expérience montre que c’est nécessaire pour éviter l’abandon en cours de démarche.

Pour être candidat, il faut au minimum trois années d’expérience dans un métier en lien avec le diplôme (travail rémunéré ou bénévole).

La première étape consiste à choisir la cible en fonction du candidat.

Chaque candidat doit ensuite constituer un dossier prouvant qu’il a les compétences exigées par le référentiel du diplôme ou du titre visé. Il est accompagné sur le plan méthodologique.

Le dossier est soutenu devant un jury, qui peut attribuer le diplôme en totalité ou en partie, en demandant des compléments qui doivent être apportés dans un délai de 5 ans.

Généralement, une VAE se déroule sur une période de 6 à 12 mois et demande de 50 à 200 h de travail de préparation (sans formation).

La Région ne prend pas en charge le temps et les frais des candidats. Son intervention porte sur l’ingénierie, l’accompagnement et le jury. Les candidats doivent pouvoir obtenir un congé de VAE de 20 h. Noter que le temps de préparation de la VAE ne peut pas s’imputer sur le temps de formation professionnelle. Cependant, certains OPCA admettent d’en financer. Interroger celui de sa structure.

Quels sont les diplômes et titres accessibles ? Les échanges en cours devraient permettre de les définir. Chacun est sollicité pour poser des questions auxquelles il pourra être répondu dans la phase de préparation. En effet, il s’agit d’un projet qui a un caractère expérimental. Pour le moment, c’est une réflexion préalable au vote. Le travail d’ingénierie débutera quand le projet sera engagé. Des diplômes et titres son évoqués :
- BAAPA,
- BPJEPS TIC,
- BTS informatique,
- CATIC AFPA,
- DU3MI de l’université de Limoges,
- C2i niveau 2 adapté aux animateurs d’EPN,
- Colibre,
- Etc.

Une rencontre avec les universités est prévue en novembre pour un échange sur le sujet.

Guy PASTRE rappelle que la formation des animateurs fait l’objet d’autres réflexions au plan régional et national. Ce n’est pas l’objet strict du projet actuel qui est complémentaire.

Cédric LAMBERT insiste sur le fait que si le projet est collectif et prévoit des rassemblements, la VAE est une démarche individuelle. Le travail de préparation est individuel.

S’il y avait trop de candidats par rapport au nombre de 30, il n’est pas prévu de mécanisme de sélection formelle. L’absence de diplôme préalable n’est pas une gêne et pourrait être un critère pour donner priorité. L’expérience prouve que l’absence de diplôme n’est généralement pas un obstacle à la réussite, à condition de ne pas être bloqué par manque d’expression écrite. L’accompagnement aide à franchir certains obstacles et les animateurs ne devraient pas souffrir d’un manque d’aptitude à s’exprimer par écrit et oral (l’orthographe n’est pas corrigé :-)).

Y aura-t-il des réticences des structures à voir les animateurs s’engager dans cette démarche ? Risque de devoir augmenter les salaires ou de voir les animateurs quitter la structure ? La démarche est indépendante de la structure mais il semble préférable qu’elle l’encourage et la facilite.

Médiathèque Jean-Macé

Aïssa DROUI présente la Médiathèque qui nous accueille. Elle a été ouverte il y a quelques mois. C’est un établissement très moderne qui donne une grande place aux technologies numériques : accès libre à Internet par des ordinateurs et les portables des usagers, automatisation des prêts, salle multimédia animée par Aïssa et une autre personne. Cette dernière assure des initiations et met des machines à disposition des usagers pour des travaux personnels.

La médiathèque n’a pas de service enfants, qui est situé à la médiathèque de la Guillotière, aussi dans le 7e.

Actualités du réseau, programmation annuelle

Stéphanie LUCIEN-BRUN indique le programme des activités pour la saison qui s’ouvre. Voir : http://www.epndulyonnais.org/spip.php ?article208.

La coordination est assurée par Aïssa et Frédéric. Ils ne doivent pas tout faire. Chaque rencontre doit mobiliser des animateurs. Il manque des thèmes et des lieux. Le CREF pourrait offrir un accueil.

Stéphanie insiste sur la rencontre régionale qui aura lieu dans le cadre de la biennale de la m@ison de Grigny le vendredi 4 décembre matin. Les EPN auront un stand pendant la biennale.

Elle cite les autres actions prévues au calendrier 2009-2010 qui est en ligne.

La rentrée, comment elle s’est passée ? Comment bien la préparer ? Comment répondre aux demandes en évolution ?

Chaque animateur indique comment il a préparé sa rentrée et comment elle s’est passée.

Victor Marteau de la Maison pour Tous / Salle des Rancy, indique qu’il n’est pas animateur multimédia proprement dit et fait état des projets en cours :
- Créer un point Cyb avec le CRIJ pour informer les jeunes,
- Création d’un point d’accès au public de 8 PC sous Linux,
- Continuation des activités de la salle multimédia avec ces initiations,
- Accueil des jeudis du libre de l’ALDIL avec soirées dédiées aux usagers de la MPT, dont la prochaine du 5 novembre : "Linux pour les nuls",
- Install parties programmées avec collaboration de l’ALDIL.
- Animer le wiki du quartier de la Guillotière en mobilisant les structures voisines, notamment le CS Bonnefoy.

Il rappelle que le quartier est en politique de la ville et la collaboration de la MPT avec l’association AADN qui organise des animations dans le quartier et à la MPT.

La programmation est annuelle et lancée à la rentrée.

Bernadette Rattelade du Centre social de Roussillon. Il y a une salle avec 5 ordinateurs. Tous les animateurs sont bénévoles. Le public est majoritairement âgé. Il y a un manque d’animateurs pour répondre aux besoins exprimés.

La communication pour le recrutement se fait par la presse locale : le Dauphiné libéré. La formation des animateurs se fait par coanimation. Il y a d’anciens enseignants parmi les animateurs.

De plus, il y a une rencontre thématique mensuelle sans inscription préalable. La première concerne la messagerie.

Les inscriptions se font lors d’une journée d’accueil. Les demandes sont formulées sur une fiche par famille. Il y a eu 139 demandes pour 97 personnes.

Les initiations sont payantes : adhésion au CS de 4,60 € plus 27 € pour dix séances.

En dehors des séances, des personnes viennent se faire accompagner sur rendez-vous.

Pour la section jeunesse, le CS cherche un animateur-trice pour la vidéo, la précédente étant partie.

Bernadette constate un renouvèlement du public. Davantage d’hommes. Des couples. De plus en plus de personnes viennent avec leur portable.

Elle cherche à proposer des projets fédérateurs, comme une exposition de photos.

Peu de Linux, seulement pour les personnes équipées de ce système d’exploitation sur leur machine. Parmi les demandes difficiles à satisfaire : utiliser une webcam, dialoguer par Skype, utiliser son appareil de photo-numérique.

Soraya BENYATTOU du centre social Saint-Jean de Villeurbanne anime un atelier multimédia. Il est utilisé par diverses activités du centre social, notamment, la recherche d’emploi. Des ponts sont établis avec FLE (français langue étrangère).

Pour préparer la rentrée du secteur adultes, notamment par une rencontre d’information :
- les nouveautés,
- entraide entre anciens et nouveaux,
- sollicitation de propositions.

Une plaquette de présentation de l’activité a été réalisée. Elle doit faire de la relance téléphonique pour inciter des personnes à revenir.

Pour les demandes d’initiation, c’est souvent le bouche à oreille qui fonctionne.

De nouvelles demandes difficiles à satisfaire :
- utiliser son téléphone portable,
- configurer des connexions Wifi,
- etc.

Cyril CHANTEPERDRIX du centre social de la Carnière à Saint-Priest, prépare sa rentrée dès le début de la saison d’avant. Il prépare déjà la saison 2010-2011 par :
- de la veille sur ce qui pourrait intéresser les adhérents et met à leur disposition un Netwibes,
- sollicitation de bénévoles pour animer des ateliers,
- choix de thématiques tout en ménageant des temps de détente.

Il note que les bénévoles suivent souvent ses idées et transmettent ce qu’ils aiment faire. Cela veut-il dire que cela ne correspond pas toujours à un besoin ?

Quand les bénévoles ont un projet commun, ils s’épaulent et sont heureux d’échanger entre eux.

Il lance des ateliers découverte le vendredi après-midi pour "voir un truc" : Twitter, autres moteurs de recherche que Google, etc.

Le lundi après-midi, il y a des modules de 2 h sur inscription. Cela ne dure plus toute l’année.

Il note une recrudescence des demandes, notamment, suite à la saturation de la Cyber-base de Saint-Priest.

La communication sur les activités se fait par le magasine municipal, Le Progrès, la présence au carrefour des associations en septembre.

SLB : il n’y a que des demandes individuelles ? Où en sont les projets du territoire, comme la Web TV et les expositions ? Collaborations avec d’autres structures voisines.

Le lycée se passe maintenant du centre social. Par ailleurs, certaines activités souffrent d’un manque d’accès à une salle à certaines périodes. Par exemple, les animateurs de la Web TV ont du mal à accéder aux machines.

Cyril évoque aussi les débats organisés chaque trimestre, par exemple, sur la culture libre ou les logiciels libres.

Frédéric CHAZAL de l’Arobase de Saint-Quentin-Fallavier a eu un mauvais départ à cause d’un retard dans la communication.

Il a remodelé les initiations avec des modules courts de deux mois. Jusqu’en février, il organise des ateliers de photomontage, de site Web, voire des concours de jeux pour les enfants et ados.

Il a ouvert des permanences dans un autre quartier décentralisé. Quelques mères de famille viennent pour sortir de chez elles et échanger. C’est de la réponse à des questions à la demande. Le bouche à oreille fait connaitre cette activité qui ne mobilise pas beaucoup de monde mais qui est fructueuse en échanges.

Il note le cloisonnement entre quartiers. Les personnes qui viennent à l’annexe n’iraient pas à l’Arobase. Il faut aller à elles…

Jean-Patrick PICARD de la médiathèque de la Part-Dieu constate que les bibliothèques sont dans une situation spécifique : les gens passent et viennent à eux et il y a une communication intense pour les activités numériques dans les publications de la bibliothèque.

Pour les initiations aux fonctions de base il y a des tests de modules d’autoformation, pour l’apprentissage de la souris par exemple. D’autres méthodes d’autoformation sont mises à la disposition sur papier ou CD-ROM.

Christian COMBIER de la m@ison de Grigny décrit la procédure de préparation de la nouvelle saison :
- en juin et juillet, analyse de la saison qui s’achève,
- une semaine est consacrée à la préparation sur le fond pendant la période d’été,
- les expériences passées sont remises en cause,
- des projets d’évolutions sont préparés.

Le programme LEPS aide pour les statistiques. Il manque encore l’enregistrement des compétences acquises. Comment les évaluer ?

Il y a de nombreux projets en collaboration avec d’autres structures du territoire, par exemple, avec les Potagers du Garon et d’autres.

Une expérimentation du Webnapperon est en cours entre un établissement scolaire et une maison de retraite. C’est l’occasion d’échanges entre générations.

Avec un collège, une réflexion sur les traces numériques.

Il y a aussi un programme de formation des animateurs.

La communication se fait beaucoup par une liste de diffusion.

Soraya relève l’écart entre le public visé, des jeunes, et le public accueilli, souvent des retraités. Les collaborations avec d’autres structures permettent de toucher les jeunes qui ne viennent pas dans l’EPN.

Que conclure ?

Les contextes et les méthodes sont très divers. Lorsqu’il y a une équipe dans la structure, c’est plus facile d’échanger pour analyser la situation et chercher des améliorations : la m@ison, les bibliothèques. Les animateurs qui sont seuls dans cette activité dans une structure ont plus de mal et sont soumis à des aléas : communication défaillante, recrutement de bénévoles aléatoire, etc.

Comment progresser dans la préparation ? Le temps a manqué pour tirer des enseignements des situations exposées et d’approfondir les échanges. A faire une prochaine fois ?

Une fiche a été tirée des échanges. Elle est ouverte à contributions supplémentaires !

Prochains thèmes

Jean-Gabriel BIONNET suggère que Jean-Yves ROYER explique ses réactions devant l’usage de l’ordinateur par les écoliers. Jean-Yves propose une réflexion sur les conditions d’une expression confortable avec un ordinateur dans le contexte technologique actuel :
- diagnostic de la situation, les enjeux : former des consommateurs d’informations ou des citoyens actifs qui savent s’exprimer avec aisance,
- apprentissage nécessaire pour s’exprimer, souvent omis par l’enseignement,
- outils d’expression écrite utilisés par les jeunes, conséquences sur la formation,
- apport éventuel des EPN par rapport à l’école et autres moyens d’accès à l’apprentissage d’un bon usage des nouvelles technologies.

Un autre thème proposé est l’étude des méthodes d’évaluation des compétences acquises.

Thème et lieu pour le 4 février 2010 ?

Voir en ligne: Quelques photos de la rencontre.
 

Fiche 1
Fichier PDF - 115.1 ko
 
CC by
 
Publié le mercredi 4 novembre 2009
Mis à jour le mardi 17 novembre 2009

 
 
 
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