Ces rencontres d’Internet voient des changements, changements de lieux de rencontres, rendez-vous à l’Escandille, plus "concentré", ce qui va avec une affluence plus limitée : la neige a sévi. Un portail interactif permet de suivre les échanges en direct et devrait permettre de garder les liens vers les différents contenus proposés lors de ces rencontres. Un groupe des étudiants a largement produit des contenus en lien avec les ateliers. Une galerie photo est également disponible.
Pour les EPN du Lyonnais, ont finalement pu faire la déplacement, Dominique de la Cyber-Base de Bron, Guy de la M@ison et Stéphanie, des EPN du Lyonnais. Nous accompagnent des camarades de la Loire, de la Drôme, de l’Isère, l’Ardèche ayant déclaré forfait devant des conditions climatiques peu clémentes.
Mercredi 13 janvier
Le matin, les échanges se sont portés sur la mobilité. Arrivés trop tard pour suivre la conférence des jeunes entrepreneurs du web mobile. Nous avons récupéré en cours la fin de l’intervention de Bernard Benhamou, Délégation aux Usages de l’internet, et essayé d’accrocher les wagons de la discussion animée sur le positionnement de l’Etat dans l’appui au développement d’applications mobiles, en lien avec le projet Proxima Mobile
L’après-midi commence par une plénière autour des monnaies complémentaires. Thématique qui sera un des fils rouges de ces rencontres. La plénière est amorcée par Marc Tirel qui présente Bernard Lietaer, depuis Bruxelles, Jean-François Noubel, depuis New-York, et Hugues Aubin, depuis Rennes.
C’est les vacances : l’écran situé à droite de la semaine ne passe plus en boucle les tweets identifiés par le #autrans10. [Parenthèse Twitter : Ces tweets sont de bon ambianceurs, avec un léger effet "private joke" parfois confinant à l’entre-soi. Nouveau comportement lié dans les ateliers : un "ça se twitte" après un bon mot d’un intervenant. ]
Bernard Lietaer propose une introduction de présentation des monnaies complémentaires (lien vers la présentation à venir..). Il est important de revenir à ce que la monnaie est, avant de s’intéresser à ce qu’elle fait (échange, valeur, épargne). La monnaie est un accord dans une communauté d’utiliser quelque chose de standardisé comme moyen d’échange. Les monnaies officielles sont toutes du même type.
Monnaies complémentaires : parallèle au système officiel. Elle peut être commerciale (miles, ..) ou social (sol, etc.)
Important de prendre en compte que la monnaie n’est en soi pas neutre. Une compétition existe entre les utilisateurs de la monnaie.
Il présente le travail de A.Brock sur les communautés de logiciels libres.
Il s’est intéressé à la création de la valeur dans le modèle de développement des logiciels libres.
Pour lui dans ce milieu deux modèles de monnaies complémentaires doivent être développés :
the DEVidends, qui reconnait l’implication des développeurs, cette monnaie reconnait des activités techniques mesurables.
the DEVarma, qui reconnait les activités d’intérêt commun ou honore la statut civique du participant dans la communauté.
La quantité de DEVarma conditionne ce qui peut être fait avec les DEVidends.
Plus il y a de DEVarma, plus il est possible d’imaginer de payer des DEVidends.
Un groupe de travail a été crée DEVidends collaborative - voir le lien sur le diaporama à venir (- :
Question sur l’articulation monnaie réelle/monnaie complémentaire La réponse de Bernard Lietaer est "Ce qui compte est que la monnaie est liée à un projet donné, aux membres du groupe de se mettre d’accord sur la monnaie choisie".
Jean-François Noubel est interrogé sur le projet du Transitioner.org qui a deux objectifs principaux :
travailler sur la construction d’une intelligence collective globale, qui repose sur des modes distribués et collaboratifs,
s’intéresser à la façon dont la monnaie peut catalyser une transformation sociale.
Approche plus large de la monnaie, "tout ce qui permet à un collectif d’écrire sa richesse" :
mesurable :temps, ressources, matériaux
déclaratif : plaisir, gratification, satisfaction
"Un collectif ne peut être autonome s’il n’est conscient de ses propres richesses".
Internet : source d’innovation - Michel Briand
Cette intervention est en ligne sur le wiki du groupe "Intercoop".
Michel souhaite partager des questionnements sur la place de l’Internet dans l’innovation sociale.
Quelques éléments de réflexion :
Le temps de l’innovation sociale est beaucoup plus long que celui de l’innovation technologique.
La mutualisation et le partage ne sont pas encore toujours reconnus en ce qu’ils portent.
Il cite l’exemple du projet Sesamath, regroupement de profs de maths qui travaillent à produire en commun et à faire évoluer de livres de mathématiques.
Il mentionne également le projet Telebotanica, maintenant reconnu comme un interlocuteur officiel, notamment dans le travail sur la biodiversité. Le travail n’est pas validé par les experts scientifiques du domaine, mais à l’image de Wikipédia, le contrôle se fait entre pairs.
Il cite également le site repères-brest.net, site qui permet d’identifier les acteurs sociaux du territoire de la Ville de Brest.
Les outils coopératifs permettent ainsi aux acteurs de la solidarité de co-produire une présentation de leur propre actions.
Ce qu’il manque aujourd’hui ce sont des histoires, des récits sur ce qui fait que cela marche effectivement, de comment les processus d’innovation sociales sont en marche. Être lucide sur le fait que ces projets n’ont pas forcément changé les structures dont ils dépendent.
Qui peut porter ces innovations ? Dans une collectivité les directions informatiques peuvent être des freins, elles sont dans approches fondamentalement gestionnaires qui ne sont pas propices à l’innovation. Idem dans l’éducation nationale. Important de regarder ce qui se passe autour des "bureaux de l’innovation sociale" tels qu’ils existent par exemple en Angleterre.
Importance fondamentale de l’animation des réseaux : quel est le prorata entre l’argent mis sur les investissements matériels et l’investissement mis sur les fonctions de médiation, d’animation de réseaux. Les études réalisées par les collectivités, dans la majorité des cas ne sont pas mise en ligne, ne sont pas partagées..
Comment les innovations qui émergent sur un territoire peuvent être agrégées au sein de réseaux d’acteurs ? Exemple des AMAP, des projets de co-construction dans les quartiers, construction de cartes citoyennes (@-brest). Comment organiser l’économie, l’activité afin que les habitants aient une capacité d’intervention qui soit reconnue ?
Problème du fonctionnement en mode verticaux dans les collectivités, très difficile pour un acteur de terrain que de pouvoir contribuer du début à la fin du projet.
Intervention de François Bocquet pour interroger sur la difficulté à faire que ces modèles de développement de projets soient davantage repris et impression que ce sont toujours les mêmes projets qui apparaissent.
Présentation du projet lemanege.eu qui en un an a réussi à agréger 6.000 utilisateurs autour de cours de gestion.
Hugues Aubin - Ville de Rennes
Hugues rencontre des problèmes de transmission sonore important. Son intervention est donc reportée !
Isabelle Soriano-Verzier, Responsable du service Technologie de l’information et de la communication présente la façon dont la Région Rhône-Alpes s’organise pour accompagner le développement du numérique.
Le projet SIDERHAL touche à sa fin.
Une nouvelle politique sera définie dans le cadre du nouveau mandat.
Les 3 objectifs étaient :
développement d’usages
développement d’un aménagement équilibré
soutien à la filière numérique
La région est rarement en maîtrise d’ouvrage sur les dossiers.
Ces leviers d’accompagnement sont :
stimuler, impulser, soutenir => pour favoriser l’émergence de projets
fédérer, organiser, concerter => Assurer la cohérence des actions menées
mutualiser, mettre en réseau, coordonner => Partager les réalisations
La Région est plus en accompagnement des territoires, des associations, etc.
La région soutient la mise en réseau des têtes réseau d’EPN, via l’appui à la Coordination Rhône-Alpes de l’Internet Accompagné. Elle invite les uns et les autres à l’atelier de 17:00, suivi d’une mousse, offerte par Coraia.
Autre exemples de projet :
A travers l’appui à l’existence en ligne des refuges de haute-montagne en Vanoise, amélioration de la fréquentation de ces refuges. Mise en place d’un portail.
Appui à la mise en œuvre d’une plate-forme de mise en réseau de 5.000 entrepreneurs salariés (COPEA)
Mise en place d’une filière d’emploi des ordinateurs vieillissants, via la mise en place de la filière "Ordinateurs solidaires", porté par la M@ison de Grigny : mise en lien avec les associations, les écoles, les EPN. Projet en phase de démarrage.
Cet après-midi se continue par différents ateliers, dont un, animé par Yoann Duriaux, de Zoomacom (Loire) pour la Coraia, dans un format Barcamp.
Cet atelier a permis de d’interroger à nouveau sur :
l’intérêt de travailler l’interconnexion des réseaux
les mécanismes qui rendent cette interconnexion sont liés à des projets.
les thématiques qui peuvent donner sens à des interconnexions : emploi, formation, animation territoriale.
Cet atelier a donné lieu à un compte-rendu plus détaillé fait par Eric Blanchard, nouveau coordinateur du portail des EPN de Wallonie, qui donne également des éléments sur l’atelier du jeudi am
La soirée s’est joliment passée avec les "formule éco", en nombre restreint, qui s’associent à quatre jeunes étudiants de TelecomSud Paris, soumis aux feux de la question sur leur pratiques numériques : pas trop de Facebook, pas de Twitter, de l’IRC et du MSN. Well, well…
Jeudi 14 janvier
Début de matinée intense. Merci à Emmanuel Gadenne, Marc Tirel et Yoann ainsi qu’aux participants éclairés de cet atelier de nous avoir offert un "crash course" sur les monnaies locales, complémentaires, dématérialisées (mieux que virtuelles ?). Pas de prise de courant, pas de notes en direct, pas de butinage parallèle, et une attention soutenue à la parole échangée… Billet un peu court sur le site d’Autrans qui ne rend pas complètement crédit à la diversité des questions qui ont émergé dans les échanges. Donc pour avancer dans l’exploration : 1. Lire le livre en français de Bernard Lietaer, "Monnaies régionales : De nouvelles voies vers une prospérité durable" publié par la Fondation Charles Leopold Meyer Pour le Progrès de l’Homme, qui propose également le livre en téléchargement.
2. Pour découvrir les monnaies dématérialisées, consulter les sites :
wikiwikimoney.com.
twitbankglenux.net
flowplace
http://www.openmoney.org/
the whuffiebank.org
exploracoeurs.net
Cet atelier avait été précédé d’un autre hier (pas pu y aller) et suivi cet après-midi d’un troisième, dont un compte-rendu "live" a été fait.
3. Se poser toutes les questions qui émergent, encore très confuses pour moi (- :
Déjeuner "Créatif", occasion de faire le point sur l’implication de l’association dans le projet "accompagnement des demandeurs d’emploi" mis en place par la DUI. Un peu compliqué de suivre dans un environnement ambiant animé.. Nouvelle occasion de refaire le point sur les enjeux "formation, certification and co" - une journée Créatif se met en place pour le vendredi 26 mars à Paris. Information plus détaillée à suivre.. Titre provisoire "Professionnalisation des acteurs des animateurs, certification des publics".
Cet après-midi, atelier qui qui permet de faire le point sur l’appel à projet e-formation lancé par la DUI.
6 des 11 projets retenus sont présents dans la salle.
Mise au point intéressante qui permet de se mettre d’accord sur :
le besoin d’une mise en place très rapide d’une liste de diffusion
l’intérêt de travailler un format "widget" qui permette d’embarquer les contenus sur l’ensemble des plate-forme intéressées.
un lieu commun qui permette d’avoir les contacts, une présentation des projets, d’avancer sur les "enjeux techniques" communs.
Sujet de réjouissance : 9 des projets retenus seront en CC.
Sujet de regret : 2 projets ne le sont pas, dont un d’une université..
Atelier suivi d’une rencontre "au débotté" des Bretons, brestois, DUI, Médias-Cités, Créatif autour de la préparation du Forum des Usages Coopératifs de l’Internet, début juillet à Autrans. Les grandes lignes du programme se dessinent. Bientôt en ligne ! Cela sera les 30 juin, 1 et 2 juillet 2010.
Toujours pas de bataille de boules de neige. Les ping-pong, passes élégantes de Tweet me semblent les avoir remplacés..
Vendredi 15 janvier 2010
Les étudiants présents proposent une prise de notes en direct de cette matinée.
Début de matinée "attentif" : des mots émus de Bruno Oudet pour rendre hommage à Françis Muguet, chercheur, décédé à l’automne 2009 qui s’était notamment consacré à faire inscrire dans la Déclaration sur la Société de l’Information adoptée à Tunis en 2005 des éléments sur la libre circulation des savoirs scientifiques. Il avait également travaillé sur la mise en place de l’idée d’une licence globale. C’était un "habitué" des rencontres d’Autrans.
La suite est prise par Richard Stallman, qui avait échangé avec Françis Muguet sur l’idée de licence globale. Son accroche est celle de la fraternité. Il s’élève contre ce qui relève selon lui d’une utilisation du politique par les acteurs de l’économique, pour ce qui concerne les limitations du droit au partage. Son intervention porte sur la production et la diffusion des actions culturelles. Il s’interroge sur la façon dont le droit de partager, la "fraternité", doit pouvoir exister avec la reconnaissance du travail des artistes, notamment via des systèmes de contribution volontaires en ligne. Il évoque la façon dont des groupes de musique ont fait le choix de mettre en ligne de façon volontaire leurs albums, avec des retours financiers.
Un autre mode de financement peut reposer sur l’impôt. Exemple des Etats-unis qui ont envisagé à partir d’un impôt sur les bandes magnétiques a envisagé des financements, mais 50% était prévu pour les entreprises. Selon lui, une approche linéaire de la redistribution ne peut fonctionner mais besoin d’équilibrer entre la diversité des artistes. Important d’imaginer une approche plus subtile. Proposition pas du tout retenue.
S’interroge sur la notion d’ayants-droits ? En fait, selon lui, ceux-ci sont généralement des entreprises, sous couvert d’appuyer les artistes.
Le mécénat global est une combinaison :
paiement d’une somme fixe par chaque internaute. une fraction de cette somme peut être attribuée aux œuvres de son choix. Par exemple, 30%.
redistribution "organisée" (avec fonction "cubique") qui permet de valoriser la contribution des artistes "moyens".
http://mecenat-global.org
http://www.gnu.org
http://www.fsf.org
http://www.fsfe.org/
http://www.april.org
http://www.quadrature.net
Richard Stallman décide de finir son intervention (courte) par la vente aux enchères d’un gnou en peluche. Celui-ci atteint la somme de 250 euros, proposé par l’association Réso. Ce mignon petit gnou est offert à Bruno Oudet, en reconnaissance de son engagement dans l’organisation des rencontres d’Autrans. Les quelques membres du réseau des EPN (Guy, Stéphanie, Fred) se sont mis d’accord sur le fait qu’enchérir le budget de l’association là dessus, n’était peut-être pas très opportun, même si certainement très libérateur..
La suite est prise par Florence Devouard.
Elle se réjouit de célébrer l’anniversaire de wikipédia, qui a maintenant 9 ans.
Elle met en avant les différents ouvrages développés par Wikipédia, notamment en lien avec In Libro Veritas.
Son intervention porte sur la motivation dans les projets collectifs.
Depuis janvier 2008, diminution, voir stagnation des contributeurs actifs à Wikipédia, dans la quasi-totalité des langues, quelque soit le projet (phase de croissance, projet déjà très développé).
Pour comprendre, des sondages ont été faits début 2009 pour comprendre pourquoi les gens participent :
facilité d’intervention et d’intervention
…
Interrogation de la salle sur pourquoi les uns et les autres ne participent pas à Wikipédia :
manque de temps
avoir une compétence particulière qui permette d’enrichir un article
ne se "sent pas le droit "d’intervenir"
visibilité des contributeurs ne parait pas suffisant
la "vanité" d’auteur n’est pas récompensée
le nouvel entrant n’a pas toujours droit à un très bon accueil
difficile de compléter des versions déjà complètes
incompréhension des logiques de modération, sur des principes de formes, qui peuvent ne pas avoir de cohérence avec le contenu proposé.
Synthèse des constats faits par Wikipédia :
manque de connaissance de la possibilité de participer
raisons invoquées ci-dessus
montée en charge des réseaux sociaux, avec diminution du temps disponible.
Wikipédia : 0,05% des visiteurs sont des contributeurs.
Utilisation de la pyramide de Maslow pour comprendre ce qui se passe dans l’implication dans les réseaux sociaux - approche par des théories de la motivation.
Développement personnel (avancement, formation, club social)
Estime de soi venant de soi (Serais-je fier de moi en participant à cette entreprise ? Correspond-elle aux valeurs de ma personnalité ?)
Estime de soi venant des autres (l’emplyeur a-t-il un plan de reconnaissance des bonnes idées et suggestions de ses employeurs)
Amour (j’ai visité l’entreprise, m’aiment-ils ?)
Sécurite (Quel type de contrat d’emploi me faut-il ? Verbal ou écrit ?)
Survie (quel montant de salaire pour survivre ?)
Tous ces modèles reposent sur sur des approches très "behaviouristes" des comportements humains, principalement nord américaines.
Autres perspectives culturelles :
Approches sur la valeur travail
Approches "fatalistes" sur le fait que les individus n’ont pas tout le contrôle sur le déroulement des choses
Approches qui croient plus ou moins dans la capacité d’évolutions des individus.
Approche "individualisme" versus "collectivisme"
La relation au pouvoir
Approches de l’incertitude : l’approche de la prise de risque est différente.
Les notes sont plus complètes sur le travail fait par les étudiants.
Florence en voyant les projets se construire, a souvent l’impression que l’on ne réfléchit pas assez à ce qui motive les gens et à ce qui peut les mettre en mesure de participer. Les visuels présentés, qui mettent en avant les différences culturelles, seront en ligne sur le site d’Autrans. Bon, pas de temps pour des questions. Dommage, il y aurait à échanger..
Valentin Lacambre et Benjamin Jean La SARD (Société d’Acceptation et de redistribution et des Dons). Association loi 1901 qui veut promouvoir une autre approche du financement de la création artistique, via le don et le mécénat. Un artiste ne cède plus ses droits contre de l’argent mais changement de paradigme. Idée 1 : Mécénat global Idée 2 : Contournement du code de propriété intellectuel, en s’appuyant sur le code fiscal et la facilitation des dons. Idée 3 : C’est un projet expérimental. Pas de volonté de pérennisation mais d’essayer, de faire la preuve que cela peut fonctionner. Idée 4 : Montage d’une plate-forme pour essayer de faire fonctionner les échanges.
Intervention de Edouard Tric - ISOC Présente la façon dont l’offre culturelle diffusée par les industries culturelles ont connu une compression : 85 des artistes sont marginaux. Les industries ont fait "monté" les artistes les plus reconnus, en concentrant leurs moyens sur la diffusion de ceux-ci.
Bon, là je suis en train de décrocher.. les étudiants sont certainement plus concentrés que moi. Et eux se sont couchés à 4:00 du matin (- : Leur contenu en ligne : Il propose un système de rémunération des artistes qui repose sur un premier seuil d’œuvres rémunérées par le distributeur, puis la rémunération par des seuils du plus important au moins important, de façon décroissante. Sachant que dans la phase initiale, l’artiste a plus besoin de ressources. La Roumanie va mettre en place cette licence dégressive dans les mois qui viennent.
Ca chauffe sur la scène, le temps est compté, et Edouard Tric est coupé dans son élan pour présenter ce projet. Il apprécie moyennement ce qu’il considère comme une mauvais gestion de l’horaire..
Jean-Michel Cornu propose en quelques minutes de faire le point sur ce qui a "emergé" lors de cette rencontre. Après le wifi, le wiki, le web 2.0, cette édition a été marquée par les échanges autour des monnaies locales/complémentaires.
Il partage son envie que les uns et les autres s’investissent dans l’émergence de l’innovation, notamment en Afrique.
Il propose une synthèse autour des monnaies (voir le diaporama en ligne..à venir..)
Monnaie : facilitateur d’échanges
Des monnaies pour quoi faire ? Favoriser des comportements.
ex : Peut-on imaginer développer des monnaies pour favoriser l’innovation
Monnaie : Unité de compte
Valeur d’échange, temps, objet (gran)
Peut-on imaginer que des monnaies soient aussi des monnaies "pifométriques" ?
"Mesurer ce qui est mesurable et rendre mesurable ce qui n’est pas mesurable (Gallilée)".
Est-ce vraiment l’objectif ?
Monnaie : réserve de valeur
investissons dans ce qui n’est pas matériel, notamment dans les comportements coopératifs.
Exemple du Moniba au Mali, qui va permettre d’activer de l’offre et de la demande de formation.
un groupe de discussion existe autour du projet.
Proposition d’un texte pour aller plus loin, présenté par Thierry Gaudin. Les fameuses "Déclaration d’Autrans"… Cell-ci est centrée sur les monnaies complémentaires.
Thierry Gaudin
Met en avant des évolutions de comportements :
Surexposition des médias
La technique rétroagit sur la société
cf Heidegger qui mettait en avant la dimension de "réquisition" de la technique. La technique indutrielle repose sur une réquisition de la nature par l’homme.
Aujourd’hui nous sommes dans un système cognitif = l’art de l’illusion.
Les forces économiques aboutissent à créer de l’illusion.
Cet art de l’illusion compte tenu de sa force a pris de cours les gouvernements, même si la crise systématique avait été anticipée.
Il évoque l’étude du Bade-Wurtenberg qui avait été faite sur les conséquences sur les capacités cognitives d’une surexposition aux images : appauvrissement cognitif.
Il met gentiment en garde les personnes présentes sur ce que peut induire l’utilisation multi-modale d’outils communicants lors d’échanges présentiels.
Il regrette que cette année peu d’échanges ait eu lieu autour des relations avec la nature.
Pour 2011 le nomadisme lui semble être une thématique qui va devenir plus importante. Intérêt de se pencher sur les effets de la réalité augmentée, notamment dans le tourisme. Les sujets de l’éducation, de la santé, et les ENT doivent également être abordés.
La rencontre se finit par un tour de salle sur le ressenti des uns et des autres sur ces rencontres.
Un des participants attire l’attention des présents sur "la responsabilité du code" et sur la façon dont les producteurs de code ne sont en fait aujourd’hui pas responsables des conséquences de leur actes.
Un autre participant regrette que les rencontres ne soient pas plus ouvertes et nourries dans le cadre de la préparation et que trop peu d’espaces de mise en valeur des projets portés par les territoires présents.
Les étudiants mettent en avant la façon dont les questions abordées à Autrans sont finalement peu prises en compte dans leur cursus de formation. Selon leur représentant, ils ont une approche "amateur" qui n’est pas liée à une réflexion sur les enjeux. un autre animateur a perçu des échanges très théoriques, besoin de moments plus pratiques.
L’appel de la neige et de la navette pour Grenoble est pressant. Dispersion des participants !



